Monday, July 31, 2017

31.07.2017, ordre public, police, gendarmerie, terroriste, maffieux, magistrats




Paris, le mardi 1er août 2017




Monsieur le Ministre de l’intérieur,

J’ai l’honneur de vous adresser ci-après la « Réflexion sur l’ordre public tel que nous le présentent les médias » en votre qualité de Ministre de l’intérieur et d’Universitaire.

Le texte peut apparaitre brutal concernant les rapports des cadres français aux faibles, vulnérables, handicapés, débiles, fous, etc.

Il est en fait très en deçà de la réalité ainsi que je  le constate régulièrement.

En vous remerciant pour votre attention,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, l’assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE










Paris, le lundi 31 juillet 2017

Réflexion sur l’ordre public tel que nous le présentent les médias.


1)- Présentation

Aujourd’hui,
Au sein de l’Etat il se crée une inversion de la présomption de légalité de l’action des forces de l’ordre et de celle des délinquants ou criminels en action, une sacralisation de la personne des seconds et une disqualification de celle des premiers. 

Au sein de la société politique, des personnalités aussi respectables que des sénateurs et des dirigeants de partis défilent sous les portraits de maffieux et sous la direction des ayant-droits de ces derniers ; tous mobilisés par ce que le Général De Gaulle appelait «l'art d'exploiter les cadavres ».

Ceux-ci se saisissent du questionnement démocratique mondial de l’activité des forces de l’ordre et de ses fautes pour subordonner le débat politique aux préoccupations factieuses et fascisantes de ces maffieux.

La désorganisation idéologique des lieux ordinaires de réflexion et d’action publique, tels les élus et les partis, appelle chaque citoyen à la réflexion et à prendre parti.

C’est à cette réflexion que le texte ci-après est consacré.
1- La première partie porte sur l’installation institutionnelle de cette inversion telle que nous la rapportent les médias. 
2- La seconde partie porte sur les manœuvres idéologiques visant à l’imposer comme norme et évidence publiques.

J’examine les aspects plus théoriques de la question dans mon livre : «  Réflexion matérialiste, social et politique » ; éd. Amazon.
Partie 1- Les institutions

2)- L’inversion
Le policier qui à Sevran a dû tirer pour sauver sa vie, et blesser grièvement un assaillant, a été sommé par M. le procureur de la République de justifier d’être en situation de légitime défense sauf à être renvoyé au Tribunal voire en Cours d’Assises et chacun sait désormais que la menace est crédible.

Le fait de déclarer qu’un policier mis en danger de mort ne doit user de son arme qu’à certaines conditions de dispositions physiques et morales des agresseurs au moment du tir crée une inversion des normes de la référence légale entre les « flics et les voyous ».

Cette inversion des priorités de légalisation de l’action publique forme progressivement, au fil de l’action judiciaire et policière, un privilège de faute au seul bénéfice d’une certaine partie criminelle de la population.

Les actions fautives ne peuvent plus être interrompues qu’après-coup. Avant leur réalisation, il est supposé qu’elles ne sont pas qualifiables officiellement puisqu’elles n’ont pas eu lieu.

3)- Un droit à la subversion
Il se crée ainsi un droit aux pratiques subversives jusqu’à leur réalisation.
1- 50 criminels peuvent chercher à tuer un policier, tant qu’ils n’ont pas réussi, le policier concerné doit prouver que ces gens voulaient sa mort.
a- Lors d’un affrontement provoqué par des administrés, les forces de l’ordre public perdent leur capacité prioritaire d’appréciation des faits au bénéfice d’une présomption d’innocence prioritaire de leurs assaillants tant que ceux-ci n’ont pas qualifié eux-mêmes leur action.
b- C’est une inversion des règles de droit.
2- Or, la réalisation d’une action modifie le champ d’appréciation juridique et politique de celle-ci en le subordonnant à l’analyse des conséquences et non des faits préparatoires.
a- D’une part, la victoire légalise la guerre.
b- D’autre part, la réalisation des buts, tels que tuer un policier, un quidam à venir, interdire une interpellation, fabrique une nouvelle situation dans laquelle la recherche des responsabilités est une simple marque d’impuissance des pouvoirs publics et un renforcement des positions sociales et politiques des maffieux.

4)- L’identité de rang
En ramenant le débat sur l’action de la police à celui de l’état de légitime défense du policier agissant et en imposant aux policiers concernés de faire la démonstration de leur inclusion dans cette catégorie juridique, la magistrature conduit à mettre les policiers au même rang administratif que les délinquants et criminels des populations ainsi définies non par elles-mêmes mais par l’Etat.

Par une répétition qui fait système, celle de la mise en cause ou en suspicion des policiers, l’Etat reconnait désormais à une partie criminelle de la population le droit de faire jeu administratif égale avec les forces de l’ordre dans l’exercice de ses pratiques subversives continuent, organisées, se généralisant, visant manifestement à participer à l’organisation et à la définition de la politique des pouvoirs publics. Ce qui est constitutif d’un parti politique.

En identifiant les forces de l’ordre aux lois communes pour d’autres raisons que des situations de rapports personnels, concernant par exemple la garde d’un détenu, l’assignation à la règle de légitime défense place sur le même plan du droit administratif le voyou qui brandit une arme et le policier qui lui demande d’y renoncer.

Tant que le criminel ne se sert pas de son arme, le policier n’aurait pas plus de droit qu’un « Grand-Frère » de la lui enlever.

Le critère de la légitime défense ne fait pas que mettre « flics et voyous » à égalité :
a- les criminels concernés ne sont pas à égalité face à des policiers impuissants. Ils prennent leur place.
b- Il y a création d’une identité administrative et construction d’une substitution d’une force de l’ordre à une autre.

5)- La sacralisation
Cette inversion de priorité dans la qualification légale de l’action publique repose sur la sacralisation de la personne du criminel.

1- Le champ ordinaire
A partir du moment où l’arrestation d’un criminel armé en action met en cause l’intégrité physique de celui-ci, l’action publique doit s’arrêter et ne reprendre que dans des conditions où cette intégrité est garantie.
La violence policière n’est plus conçue comme une technique légale ou un abus de puissance.
Elle devient une activité criminelle d’atteinte à une personne humaine sacrée.
Ce n’est pas le cas de toutes les personnes criminelles.

2- Le champ du Terrorisme
Cette inversion des positions juridiques des « flics et des voyous » n’est pas circonstancielle. C’est devenu une doctrine d’Etat.
a- A Nice, un homme attaque au couteau deux soldats du dispositif sentinelle en faction. Ceux-ci sont grièvement blessés. L’attaquant est indemne.
Il est dit officiellement que l’usage de leur arme par ces soldats aurait été une faute.
b- A Paris, au Louvre, un homme attaque à la machette des soldats du dispositif sentinelle en faction. Deux d’entre eux sont blessés grièvement. L’assaillant ne sera blessé que lorsqu’il sera en situation de tuer l’un des soldats.
Il est dit officiellement que le tir à la tête par ces soldats aurait été une faute.
c- Dans le Thalys, l’agresseur à la kalachnikov est indemne, deux défenseurs sont à l’agonie.
Il est dit officiellement que le meurtre de cet assaillant aurait été une faute.
d- Il est toujours précisé officiellement que le tir à la tête est fautif et que les tirs des forces de l’ordre sont subordonnées à la garantie du maximum de chance de survie du criminel.
e- Les forces de l’ordre se confondent toujours en excuses lorsqu’elles tuent un Terroriste. Il est toujours précisé que c’est malgré elles et qu’elles ont tout fait pour l’éviter.
f- Nous voyons que la sacralisation de la personne de certains criminels entraine la subordination de la conduite de la guerre aux commandements de certains courants idéologiques et politiques civils.

3- La complicité
Cette règle de la sacralité de la personne des criminels, y compris de ceux dont les intentions sont mises en actes, n’est pas seulement une gêne à la réponse au crime. Elle est aussi techniquement une participation au crime.
En effet, dans tous les cas cités plus haut, il y en a d’autres, les assaillants sont tous susceptibles de disposer de ceintures d’explosifs.

Refuser, interdire, de tirer immédiatement à la tête et exclusivement à la tête, est un peu plus qu’une imbécilité ou qu’une incompétence. C’est une participation à l’explosion potentielle ou réelle de la ceinture.

4- Le transport en justice
C’est au nom de l’immunité physique des personnes criminelles concernées, la sacralisation de leurs corps, que cette partie de la population française peut se retrouver plaignante et accusatrice, « partie civile », soit directement, soit par ses ayant-droits, pour le fait d’avoir été endommagées physiquement dans son action délinquante ou criminelle par les forces de l’ordre qualifiées.

5- La souveraineté administrative naissante
Cette sacralisation du corps des criminels d’une certaine partie de la population française est l’émergence de leur souveraineté administrative.

Les policiers doivent justifier de leurs tirs car ils commencent à être hors de leur juridiction lorsqu’ils interviennent auprès de ces gens.

6- La création de l’objet social
Cette sacralisation joue un rôle déterminant dans la création du corps social concerné.

Le débat entre les policiers et les délinquants, puis les militants politiques qui les soutiennent, met en scène l’opposition de l’affirmation d’une citoyenneté ordinaire de ces délinquants ou criminels et l’affirmation d’une citoyenneté particulière des susdits.

En contraignant les forces de l’ordre à une pratique particulière des procédures régulières, en leur demandant de se justifier d’un tir sur cible lorsque celle-ci s’arroge le droit de « tuer un flic », les juristes donnent corps à la singularité de cette citoyenneté là.

Plus exactement, ils confèrent une fonction légale à l’opposition de terrain entre les forces de l’ordre et des populations définies par différence avec les français.
Cette confrontation est produite par les modes de combats sociaux de ces populations, l’histoire des administrations françaises, la politique manipulatrice des gouvernements.

Avec le soutien juridique accordé aux idéologies et aux organisations communautaristes (françaises ou venues des Etats étrangers, tels que les Etats-Unis ou les Etats arabes.) par les mises en examen et les procès faits aux forces de l’ordre, l’Etat français crée des populations juridiquement distinctes au sein de la population française.

Ni M. Traoré, ni M. Bentounsi, ne sont morts parcequ’ils sont arabe et noir. Par contre, les actions judiciaires imposées aux policiers et aux gendarmes qui ont croisé leurs chemins légalisent les idéologies de terrain fondées sur une distinction raciale entre les uns et les autres.

A partir de ces procédures, les juristes légalisent une division au sein de la population française et les manipulations qui en résultent. C’est une politique juridique de Division nationale.

6)- La rupture de l’indivisibilité de la République
Cette évolution crée une modification de la pratique du droit constitutionnel en instaurant une rupture dans la continuité territoriale et administrative.

Ce privilège de faute et ce qui en découle n’est pas accordé à toute la population délinquante française.

Il l’est seulement à la population qui peut disputer à l’Etat la capacité d’exercer la continuité de son autorité sur l’ensemble du territoire.

La population fautive qui en bénéficie ne peut pas être une simple population de voyous. C’est ainsi que la police a traité la question précédemment par la distinction de l’immense masse de gens honnêtes et la petite quantité de voyous à mettre au pas.

S’il en était ainsi, il n’y aurait pas de cités interdites aux policiers ni d’émeutes généralisées sur tout le territoire. Les forces de l’ordre savent gérer le couple immense majorité / infime minorité.

Cette population délinquante ou criminelle est en fait adossée à une population dont la principale caractéristique est précisément d’être une population et non un groupe particulier.

La seule différence entre la population et le groupe délinquant qui s’y rattache est que la première se définit par ses qualités ethniques, religieuses, et que le second se définit par les mêmes critères en y ajoutant la qualité délinquante.

La création d’un privilège de faute, de subversion, d’identité administrative aux forces de l’ordre, fait que les criminels, les factieux, les subversifs, deviennent les supports publics de la représentation corporatiste des populations qui se reconnaissent dans cette définition raciale et religieuse.

La sincérité de la justice n’est pas en cause mais l’effet de sa politique d’ordre public. 

En voulant modérer les affrontements de la police aux voyous par des exigences de justifications supra règlementaires et en abaissant administrativement les policiers au niveau des délinquants, les magistrats font des criminels une avant-garde politique de l’ensemble de la population à laquelle ces criminels s’identifient.

Cette alliance fusionnelle se voit immédiatement dans les manifestations de rue et les expressions diverses :
a- Les éléments, voire les masses, de ces populations qui ne cautionnent pas cette fusion sont contraints de se taire ; tout comme le reste des quidams français d’ailleurs.
b- Des milliers de français se sont fait engueuler par leurs amis musulmans lors du 13 novembre pour l’imbécilité et l’aveuglement de l’Etat français.

Il en découle que les affrontements territoriaux des maffieux deviennent des affrontements entre l’Etat et les populations dont ils sont reconnus par les procédures judiciaires être le bras politique armé ; les Résistants à l’oppression coloniale et raciste.

C’est en effet par cette consubstantialité entre telle population et tels voyous que le corps de ces derniers devient sacré.

Il s’en suit que toutes sortes de délimitations civiles imaginaires, telles les séparations d’urbanisme, de classes, de transports en communs, de races, de religions, de mode de vie, de sexe, etc., qui peuvent être réelles mais qui sont privées et n’ont aucune qualité juridique, administrative, deviennent les supports matériels de divisions administratives de fait, des « frontières », « légales » , puisqu’elles donnent lieu à des décisions publiques et à la reconnaissance de l’incapacité juridique de la police à y représenter seule l’ordre public.

L’agression de Sevran ne peut se comprendre de la part des agresseurs que comme une étape politico-militaire nouvelle prolongeant les acquis des précédentes dans la constitution d’une politique administrative séparée.

Cette politique répond à une attente de divers réseaux de cadres français. Ainsi, le journaliste Edwy Plenel réclame-t’il à la télévision la criminalisation du principe constitutionnel d’indivisibilité de la République au profit du pluralisme administratif communautaire ; ethnique et religieux.

7)- La confrontation désirée
En subordonnant les forces de l’ordre à la légitime défense, conçue comme une idéologie politique, la magistrature les réduit à la simple citoyenneté et laisse la place libre à une force de l’ordre communautaire.

L’affaire Luhaka nous apprend incidemment que cette évolution est déjà en cours.

En effet, l’affaire Luhaka nous apprend que l’institutionnalisation de ce privilège de faute et d’identité administrative des voyous privilégiés aux forces de l’ordre conduit l’Etat à affermer à des familles de ces populations tout ou partie de la gestion de l’ordre public en lieu et place de la force publique.

Ces territoires affermés sont déjà l’objet de combats d’extensions et de partages, comme le montre la possession de plusieurs fermes par les Luhaka.

L’affaire est suffisamment avancée pour que l’Etat organise le retrait physique ou moral de la police des zones dites de non-droit en fait soumises au droit communautaire.

Ces populations criminelles ont déjà tant obtenu de l’Etat qu’elles convoquent désormais les policiers et les gendarmes en Cour d’Assises et les attendent pour les tuer sur des territoires sans doute déjà tacitement concédés.

Pour autant que les policiers s’y refusent, ils sont écrasés par l’action conjointe des maffieux communautaires ou de leurs ayant-droits et des magistrats.

Tous les témoignages, y compris des ayant-droits des maffieux, nous apprennent que ce sont ces derniers qui « tiennent » l’Etat et non l’inverse.

Cette politique de confrontation judiciaire entre les maffieux privilégiés et les forces de l’ordre n’est pas un pis-aller, la réponse à une urgence. C’est une priorité, une politique, une volonté.

Il serait en effet possible de réformer l’indemnisation pour en faire un outil non spoliateur du Trésor public, utile pour permettre d’éviter la confrontation de la justice avec la police et assurer la sérénité du travail de l’Etat.

Le refus d’examiner cette voie de réforme indique que c’est la confrontation judiciaire et la défaite de la police et de la gendarmerie qui sont recherchées.

Que ce soit dans les affaires Luhaka, Traoré, Bentounsi, celles des policiers brûlés vifs ou de Sevran, c’est bien la constitution d’une souveraineté territoriale et administrative partagée, une partition intégrée, qui est l’aboutissement logique de cette politique de privilège de faute, d’octroi de droit à la subversion, d’égalité administrative des « flics et des voyous ».

Partie II- L’idéologie publique de l’inversion

8)- Le bien connu des « Violences policières »
Chacun a son expérience des « violences policières ». Je livre la mienne qui est fort modeste.

1- Province
Ouvrier, j’ai été violé par des propriétaires en province. J’ai porté plainte.
Sur ordre du Préfet, j’ai été enlevé chez moi et torturé en psychiatrie jusqu’à ce que retire mes plaintes.
Tous les réseaux de fonctionnaires, même les plus inattendus (SNCF), s’associent à l’action dès qu’elle vient de « collègues ».
L’avocat m’a dit dans son bureau : « Une affaire dont personne ne parle pas n’existe pas. Nous ne parlerons plus de ce viol et donc il n’existe plus. »
J’ai dû quitter la région précipitamment sous peine de destruction par les agents de l’Etat.

2- Paris
Rmiste, j’ai été abusé sexuellement par des officiers de police judiciaire (OPJ) qui voulaient ainsi terroriser une famille de handicapés et de personnes vulnérables afin qu’elle donne son logement à des voyous « issus de la diversité », protégés par les fonctionnaires, magistrats compris.
Sur ordre du procureur de la République et du Préfet de Paris :
a- J’ai été enlevé chez moi par la police judiciaire, la totalité du personnel du commissariat étant réunie dans la même salle pour impliquer tous ses membres, y compris la nouvelle Commissaire.
b- Transféré au service psychiatrique préfectoral, détenu à Hôpital de Perray-Vaucluse, torturé par un personnel syndiqué à Gauche jusqu’à ce que je retire mes plaintes.
La Médecin-chef : « Où en êtes-vous avec vos plaintes M. Salomone. On ne cesse de nous le demander là-haut à la préfecture ! ».
Le Médecin d’étage : « Monsieur Salomone retire ses plaintes.
La Médecin-chef : « Bien, vous sortez lundi ».
Retrait du permis de conduire pendant trois ans pour interdire la plainte.
Le commissaire principal : « Cette fois-ci c’est une simple visite médicale. La prochaine fois ce sera beaucoup plus grave. »
Déclaration récurrentes des psychiatres (arabe, juif communiste) approchés pour analyser les faux en écritures publiques : « Vous me représentez encore une fois ce document et j’appelle les pompiers pour vous faire interner. »
Toute la hiérarchie judiciaire a été solidaire.

Avec tous les faibles, vulnérables, handicapés, pauvres, les avocats sont des ordures.


Concernant les victimes :
Le procureur de la République et les juristes concernés (avocats, huissiers, Bureau d’aide juridictionnelle, police judiciaire) se sont alliés pour tenter d’interdire la condamnation d’un seul voyou et pour empêcher l’handicapée concernée de toucher ses dommages et intérêts. Elle n’a rien touché.

Si je n’avais pas eu l’intuition de demander à être entendu au procès, le parquet, en entente avec les avocats des victimes, avait préparé la condamnation de celles-ci et l’acquittement du voyou qu’ils affirmaient ne pas pouvoir retrouver alors qu’il était en prison.

Entre autres :
a- Les OPJ se sont déplacés pour conseiller aux voyous des méthodes pour accaparer légalement l’appartement.
b- Le juge d’instruction a terrorisé la victime et protégé sciemment, illégalement, le voyou.
c- Le parquet a organisé quatre procès distincts pour tenter de faire libérer le voyou et mettre en accusation les victimes.
d- Ils ont tous été ignobles, abjectes, crapuleux, jusqu’au bout.
e- En toute impunité bien sûr.

3- Donc, je connais un peu les « violences policières » et leur contenu de classe.
En 2010, j’ai participé à une marche, de l’Opéra aux Halles, pour dénoncer les fautes de la police entrainant la mort d’une dizaine d’innocents chaque année.

9)- L’escroquerie protestataire
Le mouvement de protestation qui trace des camps à partir de caractéristiques ethnoreligieuse prend la criminalité des « violences policières » comme une évidence politique.

La Violence devient une catégorie irrationnelle et incompréhensible. Elle entre alors dans la catégorie religieuse du « Mal ». Elle n’a pas à être discutée puisqu’elle est hors de la rationalité et donc en définitive au dessus de la pensée rationnelle et politique.
a- Les manifestants ne combattent plus la violence policière mais le Mal dans le quel s’inscrirait l’action policière.
b- Parce qu’il y a « violence », il y faute et parcequ’il y a faute la violence de ceux qui subissent la faute est légitime.
c- L’une des deux violences est la manifestation du Mal, l’autre est le surgissement du Bien qui combat le Mal.
d- Seuls les prêtres ad hoc peuvent interpréter les signes. Ce sont les chefs communautaires.

A ceci près que les organisateurs appellent à manifester en soutien de criminels et délinquants en action.

L’objet de ces manifestations est de criminaliser l’action des forces de l’ordre publiques, de les affaiblir,  et de les remplacer par des forces communautaires, au profit de la terreur maffieuse ethnoreligieuse.

L’enjeu des manifestations est d’organiser une double prise de Pouvoir :
a- Dans le débat public.
En organisant un chantage affectif mobilisant le ressenti d’une partie importante de la population dans ses rapports à la police, les partis communautaires veulent imposer leurs programmes politiques raciaux et religieux comme la norme du débat public.
b- Dans l’espace public.
Il s’agit d’intimider les pouvoirs publics, d’organiser un chantage à l’émeute et au terrorisme du désespoir, à l’intervention de l’ONU et des associations américaines, qui sont déjà présentes dans les cités, les manifestations publiques, l’organisation des procès contre des policiers.
c- Dans les institutions
Le but immédiat est d’obtenir une reconnaissance de souveraineté communautaire sur certains territoires, voire des départements.

10)- Le nœud gordien
Les communautaristes peuvent manipuler aussi facilement les catégories politiques du débat public parceque le cadre officiel de ce débat est propice aux calculs malhonnêtes.

Les imbroglios ainsi provoqués font que chacun peut dénoncer des fautes de l’autre à volonté.

Le fond des troubles communautaires vient de ce que :
a- Depuis trente ans les dirigeants de l’Etat, fonctionnaires et élus, promeuvent le communautarisme et la violation de la loi 1905.
b- Ils comptent sur la police et la gendarmerie pour arrondir les angles et maintenir un semblant d’ordre public unitaire.
c- Comme pour la Drogue, etc. La police est le fusible ou le papier-toilette de l’Etat selon l’image requise. La gendarmerie semble suivre.

Les « violences policières » vis-à-vis des populations définies ethniquement viennent de là. Elles sont compensatoires des alliances antirépublicaines de l’Etat.

Les cadres de l’Etat refusent de prendre en compte, consciemment ou non, que les catégories d’usage de la police ont été élaborées pour une société close et une population homogène. Elles deviennent obsolètes et doivent être repensées dans une société ouverte avec une partie spécifique de la population qui devient infinie, le sait, le proclame.

Par exemple :
1- Le tchador
Les cadres de l’Etat votent une loi interdisant le tchador parcequ’il masque les yeux.
Le but réel de ce vote grotesque est de masquer le financement illégal des mosquées.
b- En banlieue, une patrouille policière applique ce texte et verbalise une contrevenante.
c- Les islamistes crient à la Gestapo et s’y opposent, ce qui provoque une altercation.
d- Il ne reste plus qu’à gloser sur les violences policières.

2- Les maffieux de terrain
a- A paris, des policiers disputent le terrain aux maffieux en harcelant des mineurs qui font le guet pour leur compte.
b- Une association américaine propose ses services juridiques contre « la violence policière ».
c- Le journal Le Monde embraye au nom de l’antiracisme en précisant que les acteurs sont de la « diversité ».
d- Les magistrats suivent et, sauf erreur, mettent des policiers en examen.

La question est la suivante : Certes, la situation est complexe, mais que deviendra la République si les policiers laissent le terrain aux maffieux ? C’est le but recherché par les dites associations.

J’ai rappelé plus haut que des moyens existent de réparer les heurts insolubles et permettre à la justice de travailler sereinement.

Mais cela ne remplace pas la lucidité :
a- Les organisateurs factieux et les bonnes âmes qui les soutiennent présupposent que les « violences policières » sont des fautes du fait de la substitution de la « violence » au dialogue.
b- A l’arrivée, ils ont la preuve de la criminalité de la police parcequ’il y a « violence ».

Mais cette violence est la nôtre, celle de la démocratie, du droit, de la liberté.

Ceux qui soutiennent ces mouvements qui visent à la partition du territoire à la division de l’Etat pensent prévenir les « violences policières » injustifiées.

Ils ne font qu’embrouiller les questions, libérer l’action provocatrice et factieuse. Le moment venu, les honnêtes gens qui subiront des « violences policières » ne seront plus audibles.

Disons le clairement, lorsqu’on s’esquive une première fois d’un contrôle d’identité parcequ’on est laissé libre, puis qu’au deuxième arrêt on se fait « libérer » par un complice qui bouscule le gendarme, puis qu’on se cache, la vigueur de la saisie du corps du contrevenant devient prévisible et crédible. 

La seule question de droit qui se pose dans l'affaire Traoré est la suivante: Les gendarmes ont-ils agit légalement avec des méthodes légales au moment des faits? 

Les familles peuvent faire un procès à l'Etat pour l'élaboration de la méthode légale d'arrestation qui comporterait des dangers. 

Personne ne peut contester aux gendarmes de l'appliquer pour maitriser un délinquant. 

C'est le délinquant qui a pris le risque d'une confrontation à l'Etat et non celui-ci qui l'a provoqué indûment. 

Ce serait une défaite des français sur leur sol que les gendarmes qui ont procédé à cette arrestation soient traduits en justice.

Les honnêtes gens ne défendront jamais MM Bentounsi, Luhaka, Traoré.

11)- L’escroquerie politique de l’anticolonialisme
Avec les « violences policières » l’autre ritournelle des communautaristes est le « colonialisme ». Ils sont des « indigènes ».

La définition singulière de ces populations reprend les termes de définitions antérieures et elle permet ainsi des confusions qui président au développement d’un mouvement politique de masse qui sert de faire-valoir moral à cette opération de conquête de territoires, de pouvoirs, de propriétés.

Les populations concernées sont en effet définies par des critères ethniques et religieux semblables à ceux utilisés pour caractériser les populations coloniales.
a- D’où la confusion du combat factieux pour la disqualification des principes constitutionnels de continuité territoriale et d’indivisibilité de la République avec la construction d’une suite imaginaire et malhonnête au combat anticolonial.
b- C’est sur la base de cette confusion que d’authentiques démocrates participent à cette escroquerie politique et juridique.

A- Les populations coloniales étaient composées de peuples vaincus et traités en étrangers et en inférieurs dans leur propre pays. Elles se distinguaient des autres populations françaises par un statut particulier, l’indigénat, et par une multitude de discriminations et de séparations juridiques.

B- Les populations politiques qui bénéficient des dispositifs juridiques civils de faits cités plus haut sont dans un tout autre dispositif sociopolitique.
1- Ce sont des populations libres et égales en droit à toute autre.
2- Elles ne se distinguent pas des autres populations françaises par un statut particulier, contrairement à l’indigénat.
3- Elles ne se distinguent pas des autres populations françaises par des statuts ou des pratiques discriminatoires de quelque sorte qu’elles soient.
4- Elles sont composées comme toute la population française à laquelle elles appartiennent, de français et d’étrangers.
5- En France, comme dans un certain nombre de pays démocratiques, la qualité juridique nationale n’est pas la seule qualité pour qualifier l’appartenance à la communauté nationale.
Dans les circonstances de la vie ordinaire, les étrangers sont des français puisqu’ils sont inclus dans cette société.
6- Ce que les militants politiques communautaristes veulent obtenir est la distinction publique, administrative, de deux populations ayant chacune leur propre autorité de gestion de leur division entre « français », « nationaux », et « étrangers ».
7- Au terme de ce processus, il doit y avoir deux populations : la « majorité » et les « minorités », un « coté du périphérique » et « l’autre coté du périphérique », les « chrétiens » et les « musulmans », etc.
8- Chacune de ces deux populations gèrerait ses « nationaux » et ses « étrangers ».
8- Entre ces deux populations s’établirait une politique diplomatique permettant le « vivre ensemble ».
9- A l’image de ce qui se passe au Liban et dans le Tiers-monde.

12)- Les vrais exclus
Une famille de cinq personnes handicapées lourds ; parents et enfants.
La Dass devenue en cours ASE les a logés à Montreuil, première couronne de Paris.
Elle a dû les déménager dans un immeuble en seconde couronne.
Il a fallu les déplacer dans une zone pavillonnaire de troisième couronne.
Pour finir, l’ASE les a grutés dans un village d’Ardèche entièrement contrôlé par l’Etat.

Pourquoi ? Pour éviter d’aller jusqu’à la destruction physique des enfants, de la famille, par les mêmes populations qui tendent des pièges aux policiers et qui ne supportent ni la différence ni la faiblesse. 

J'en ai d'autres qui n'ont pas cette chance et qu'on discrimine dans leur demande de logement.
A l’égard des faibles, vulnérables, handicapés, fous, les cadres français sont des salauds.

13)- Les temps changent
Le Chef de l’Etat a rappelé que les cadres de l’Etat distinguent officiellement les français entre « ceux qui réussissent » et « ceux qui ne sont rien ».

Non sans humour ; les magistrats placent les policiers et les gendarmes avec les handicapés mentaux dans une case, celle de « ceux qui ne sont rien », et lors des procédures et jugements, ils s’inscrivent eux-mêmes en compagnie des criminels dans une autre case, celle de « ceux qui réussissent ».      


Marc SALOMONE