Wednesday, August 16, 2017

16.08.17, FRG, USSR, GDR, Sweden, Crime, Soap operas


Wednesday, August 16, 2017Nikolaus Meyer-LandrutAmbassador of the Federal Republic of Germany
Mr. Ambassador,I am retired and I enjoy watching German or northern TV movies. 

1) - The personification of the crimeHowever, I can not avoid hearing the recurrent and even systemic association of "Russian" names with criminality. 
It is not a spectacle but a form of dressage, and it is criminal, especially on the part of the Germans.The "Russians", the citizens of the GDR, in fact the Communists, the citizens of all the countries of the Soviet Union, are again the symbols of crime; As under the Third Reich. 
In a judicial soap opera, citizens of the GDR are identified with crimes on the grounds that they refuse private ownership in favor of co-operative property. 
It is a question of drawing the population into a Pavlovian reflex against public property and of moralizing the reference to it. 
Taking advantage of the achievements of the Hitlerian Cultural Revolution, we want to make us forget that the criticism of Financial Capital is a contribution of the German Social Democratic theorists, such as Hilferding and Kautsky. 
I remind you that the collectivist seizure of the properties of the Prussian squires was an indispensable element of the denazification of Germany.The so-called "restitution" predatory policy, to which Ms Merkel has participated, is one of the foundations of European instability. 
2) - The percentages of humanityThese telefilms portray another reminiscence or continuity of the past. 
In a German police series concerning the activities of Baltic criminals, a quantitative difference of humanity is established between: 
A- The Russians:They are criminals in their own right, the enemies of the principle of civilization, 
B- The Baltic:They are likely to collaborate with German police, a sign of their ability to access civilization, 
C- Baltic married to German, male or female:More advanced, they are able to become policemen, but to be watched by their German colleagues because they are subject to relapses; Under the title of Slavs or Soviets.The Germans.They are the rocks of civilization and of law. 
Swedish series adopt the same logics; Criminals since 1945. 
This method of the percentages of degrees of civilization and barbarism: 
A- Has already been used under the Third Reich with regard to the Jews. 
B- Used in the Middle Ages to make the ancient slaves pass to the status of "Poor," equivalent to the indigenous colonialism, 
C- Is used today in France to disqualify the idea of ​​a French population and a foreign population, on the grounds that no French is "100%".A fifth pupil of a school presented as a model for the future was interviewed lately. He declared himself "French at 25%", at the third generation. 
Whether it is a dressage to the humiliation of the peoples of the Soviet Union (USSR) and the German Democratic Republic (GDR) is attested by the place reserved in the Western serials, To the Chinese characters.They are partners of the same social rank as the American characters. When they are thugs, they are respectable. 
It is also a religious ideological approach. Demons are cursed beings in the Christian religion because they represent the victory of the latter over the polytheistic religions whose demons are emblematic positive gods.The "Soviets" or "Communists" must become cursed like these demons. 
The Germans exterminated 27 million Soviets of all nationalities, including the Russians because they are Russian. 
It is thanks to the Soviet government's political capacity to oppose Democracy to fascism and the courage of Soviet citizens that the Jewish people have survived and that you, as well as the Chancellor and your State, can personally proclaim you Democrats. 
It was not the personal choice of the Germans. It was imposed on them from the outside.Nothing solid, at any rate democratic, can be achieved by the resumption of the ideological presuppositions of Nazism and the resurgence of obscurantism. 
I would be grateful if you had the opportunity to put this reflection in the German press.In thanking you for your attention, 
Please accept, Sir, the assurance of my distinguished greetings,
Marc SALOMONE

16.08.17, RFA, URSS, RDA, Suède, Crime, feuilletons




Le mercredi 16 août 2017

Nikolaus Meyer-Landrut
Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne


Monsieur l’Ambassadeur,

Je suis retraité et j’ai plaisir à voir les téléfilms allemands ou nordistes.

1)- La personnification du crime
Cependant, je ne peux éviter d’entendre l’association récurrente et même systémique des noms « Russes » à la criminalité.

Ce n’est pas du spectacle mais du dressage et il est criminel, notamment de la part des Allemands.

Les « Russes », les citoyens de la RDA, en fait les communistes, les citoyens de tous les pays de l’Union soviétique, sont à nouveau les symboles du crime ; comme sous le IIIème Reich.

Dans un feuilleton judiciaire pédagogique, les citoyens de RDA sont identifiés aux crimes au motif qu’ils refusent la propriété privée au profit de la propriété coopérative.

Il s’agit là de dresser les  populations dans un reflexe pavlovien contre la propriété publique et d’en criminaliser moralement la référence.

Profitant des acquis de la Révolution culturelle hitlérienne on veut faire oublier que la critique du Capital financier est un apport des théoriciens sociaux-démocrates allemands, tels Hilferding et Kautsky.

Je rappelle que la saisie collectiviste des propriétés des hobereaux prussiens a été un élément indispensable de la dénazification de l’Allemagne.
La politique prédatrice dite de « restitution », à laquelle Mme Merkel a participée, est un des fondements de l’instabilité européenne.

2)- Les pourcentages d’humanité
Ces téléfilms mettent en scène une autre réminiscence ou continuité du passé.

Dans une série policière allemande concernant les activités de criminels baltes, il est établi une différence quantitative d’humanité entre :
a- Les Russes :
Ils sont des criminels de plein droit, les ennemis de principe de la civilisation,
b- Les Baltes :
Ils sont susceptibles de collaborer avec les policiers allemands, signe de capacité à accéder à la civilisation,
c- Les baltes mariés à des allemands, mâles ou femelles :
Plus évolués, ils sont capables de devenir policiers, mais à surveiller par leurs collègues allemands car sujets aux rechutes ; au titre de slaves ou de soviétiques.
d- Les Allemands.
Ils sont les rocs de la civilisation et du droit.

Des séries suédoises reprennent les mêmes logiques ; criminelles depuis 1945.

Cette méthode des pourcentages de degrés de civilisation et de barbarie :
a- A déjà été utilisée sous le IIIème Reich à l’égard des juifs.
b- Fut utilisée au moyen-âge pour faire passer les esclaves antiques au statut de « Pauvre », équivalent de l’indigènat du colonialisme,
c- Est utilisée aujourd’hui en France pour disqualifier l’idée d’une population française et d’une population étrangère, au motif qu’aucun français ne l’est à « 100% ».
Un élève de cinquième d’une école présentée comme un modèle d’avenir était interviewé dernièrement. Il se déclarait « français à 25% », à la troisième génération.

Qu’il s’agisse bien d’un dressage à l’humiliation des peuples de l’Union soviétique (URSS) et de la République démocratique allemande (RDA) est attesté a contrario par la place réservée dans les feuilletons occidentaux, notamment américains, aux personnages chinois.
Ils sont des partenaires de même grade social que les personnages américains. Lorsqu’ils sont des voyous, ils sont respectables.

C’est aussi une démarche idéologique religieuse. Les démons sont des être maudits dans la religion chrétienne parcequ’ils représentent la victoire de celle-ci sur les religions polythéistes dont les démons sont des Dieux positifs emblématiques.

Les « soviétiques » ou « communistes » doivent devenir maudits à l’instar de ces démons.

Les Allemands ont exterminé 27 millions de soviétiques de toutes nationalités dont les Russes aussi parcequ’ils sont russes.

C’est grâce à la capacité politique du gouvernement soviétique à opposer la Démocratie au fascisme et au courage des citoyens soviétiques que les populations juives ont survécu et que vous pouvez personnellement, ainsi que Mme la Chancelière et votre Etat, vous proclamer Démocrates.

Ce n’était pas le choix personnel des Allemands. Il leur a été imposé de l’extérieur.

Rien de solide, en tout cas de démocratique, ne pourra se faire par les reprises des présupposés idéologiques du nazisme et dans la resucée de l’obscurantisme.

Je vous serais reconnaissant, M. l’Ambassadeur, si vous aviez la possibilité de faire passer cette réflexion dans la presse allemande.

En vous remerciant pour votre attention,

Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE

Saturday, August 12, 2017

12.08.17, North Korea, United States, Trump, Kim Jong-un, Jae In, Putin, XI Jinping, Treatise, 38th Parallel

Paris, Friday, August 11, 2017 

Copy : 
1- President of the French Republic
 2- European Commission 
3- UN
 4- Embassies:England, Germany, USA, Russia, China, Vietnam, Japan, North Korea, South Korea, 
5- Presidents of Parliament and French Parliamentary Groups 

Reflection on the dispute between two governments concerning Korea. 

We must go back to 1939, and then to 1914, to find a precedent for the level of infantilism and intellectual cowardice that today governs the treatment of the two Koreas affair.

 Humanity takes the risk of a war rendered uncontrollable by the mere fact of the imbecility which presides over it. 

The only proposals formulated by the governments concerned are for one to treat the other as morons who understand only the effects of atomic bombs and for the other to promise nuclear fire to his alter ego. 

The only intervention of other governments is to be prepared to say that whatever happens they have nothing to do with it. 

The end of the experts' wise analysis is to repeat in heart that they do not believe in the possibility of a war.

 In France we are accustomed to this lucidity. They said the same thing on 31 July 1914 and 2 September 1939. Then they announced the short and surgical thing. 

Faced with this bankruptcy of rulers and academics, as well as the crime of Libya, ordinary citizens have the right and the duty to say their word. 

What journalists call a Cockfight between the President of North Korea and the President of the United States is actually a debate on the intangibility of the boundary of the 38th parallel established at the Yalta Conference on 11 February 1945 And constitutive of these two political regimes. 

Before being different social-economic regimes, the two Koreas are first of all zones of exclusion from the military power of the camp defined as other and the monopoly of the power of the camp defined as its own. 

It is not the people who define these two political entities. These were the military-political apparatuses that were produced by the rifts of the Second World War. 

They have no other function than to reproduce this division eternally. 

If the conflict resumes such an antagonistic turn, it is because the propaganda on the unification of the two Koreas works in denial of this reality. 

The first Korean war was already provoked by the myth of possible reunification for the benefit of one or other of the hegemonic doctrines. 

Mechanically, the only aim of these policies of reunification, whatever the ideological dressing, is the military subjection of one part by the other. 

The only way out of the institutionalization of this primordial exclusion and to leave a chance to immediate peace and far-reaching reunification is to take note of it and formally renounce the falsehoods of a factitious unification. 

It is impossible to have Chinese or Russian troops in Seoul as well as American troops in Pyongyang. 

The powder magazine of Korea can only be pacified at the following two conditions: 

1- The United States undertakes, by means of a treaty with the states concerned, never to cross the 38th parallel, to invade North Korea, to install troops there, to include it in a military network that is favorable to them, or by intermediaries. 

2. The Russian Federation and the People's Republic of China undertake, through a treaty with the States concerned, never to cross the 38th parallel, invade South Korea, install troops there, include it in a military network Either favorably, directly or through intermediaries. 

This double guarantee of respect for political realities will lead to the disqualification of adventurous policies and the legitimation of the obligation of appeasement and dialogue on the part of the two Koreas. 

The parties can meet in Paris where a place has already presided over this function of agreement between these two militarily divergent interest groups. 

From then on, the UN can act. 

Marc SALOMONE

Friday, August 11, 2017

11.08.17, corée du nord, Etats-Unis, Trump, Jim Jong-un, Jae In, traité, 38ème parallèle




Paris, le vendredi 11 août 2017


En copie :
1- Président de la République française
2- Commission européenne
3- ONU
4- Ambassades :
Angleterre, RFA, USA, Russie, Chine, Vietnam, Japon, Corée du Nord, Corée du Sud,
5- Présidents du Parlement et des Groupes parlementaires français




Réflexion sur la dispute entre deux gouvernements concernant la Corée.

Il faut remonter à 1939, puis à 1914, pour trouver un précédent du niveau d’infantilisme et de lâcheté intellectuelle qui préside aujourd’hui au traitement de l’affaire des deux Corées.

L’humanité prend le risque d’une guerre rendue incontrôlable par le seul fait de l’imbécilité qui y préside.

Les seules propositions que formulent les gouvernements concernés sont pour l’un de traiter l’autre d’abrutis qui ne comprend que les effets des bombes atomiques et pour l’autre de promettre le feu nucléaire à son alter ego.

La seule intervention des autres gouvernements est de se préparer à dire que quoi qu’il arrive ils n’y sont pour rien.

Le fin mot des analyses avisées des spécialistes est de répéter en cœur qu’ils ne croient pas à la possibilité d’une guerre.
En France nous avons l’habitude de cette lucidité. Ils disaient la même chose le 31 juillet 1914 et le 2 septembre 1939. Ensuite, Ils annonçaient la chose courte et chirurgicale.

Face à cette faillite des gouvernants et des universitaires, comme pour le crime de Lybie, les citoyens ordinaires ont le droit et le devoir de dire leur mot.

Ce que les journalistes appellent un Combat de coq entre le Président de la Corée du Nord et le Président des États-Unis est en fait un débat sur l’intangibilité de la frontière du 38ème parallèle établie à la Conférence de Yalta, le 11 février 1945 et constitutive de ces deux régimes politiques.

Avant d’être des régimes sociaux-économiques différents, les deux Corées sont d’abord des zones d’exclusion de la puissance militaire du camp défini comme autre et le monopole de la puissance du camp défini comme sien.

Ce ne sont pas les populations qui définissent ces deux entités politiques. Ce sont les appareils militaro-politiques qui ont été produits par les déchirements de la 2ème guerre mondiale.

Ils n’ont pas d’autre fonction que de reproduire éternellement cette division.

Si le conflit reprend une tournure aussi antagonique, c’est que la propagande sur l’unification des deux Corées fonctionne dans le déni de cette réalité.

La première guerre de Corée a déjà été provoquée par le mythe d’une réunification possible au profit de l’une ou l’autre des doctrines hégémoniques.

Mécaniquement, la seule visée de ces politiques de réunification, quelqu’en soit l’habillage idéologique, est l’assujettissement militaire d’une partie par l’autre.

Le seul moyen de sortir de l’institutionnalisation de cette exclusion primordiale et de laisser une chance à la paix immédiate et à une réunification lointaine est d’en prendre acte et de renoncer officiellement aux mensonges d’une unification factice.  

Il est exclut qu’il y ait des troupes Chinoises ou Russes à Séoul de même que des troupes Américaines à Pyongyang.

La poudrière de la Corée ne pourra être pacifiée qu’aux deux conditions premières qui suivent :

1- Les Etats-Unis s’engagent par un Traité avec les Etats concernés à ne jamais franchir le 38ème parallèle, envahir la Corée du Nord, y installer des troupes, l’inclure dans un réseau militaire qui leur soit favorable, soit directement, soit par des intermédiaires.

2- La Fédération de Russie et la République Populaire de Chine s’engagent par un Traité avec les États concernés à ne jamais franchir le 38ème parallèle, envahir la Corée du Sud, y installer des troupes, l’inclure dans un réseau militaire qui leur soit favorable, soit directement, soit par des intermédiaires.

Cette double garantie de respect des réalités politiques entrainera la disqualification des politiques aventurières et la légitimation de l’obligation d’apaisement et de dialogue de la part des deux Corées.

Les parties peuvent se réunir à Paris où un lieu a déjà présidé à cette fonction d’entente entre ces deux groupes d’intérêts militairement divergents.

A partir de ce moment, l’ONU peut agir.


Marc SALOMONE

Monday, July 31, 2017

31.07.2017, ordre public, police, gendarmerie, terroriste, maffieux, magistrats




Paris, le mardi 1er août 2017




Monsieur le Ministre de l’intérieur,

J’ai l’honneur de vous adresser ci-après la « Réflexion sur l’ordre public tel que nous le présentent les médias » en votre qualité de Ministre de l’intérieur et d’Universitaire.

Le texte peut apparaitre brutal concernant les rapports des cadres français aux faibles, vulnérables, handicapés, débiles, fous, etc.

Il est en fait très en deçà de la réalité ainsi que je  le constate régulièrement.

En vous remerciant pour votre attention,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, l’assurance de mes salutations distinguées,


Marc SALOMONE










Paris, le lundi 31 juillet 2017

Réflexion sur l’ordre public tel que nous le présentent les médias.


1)- Présentation

Aujourd’hui,
Au sein de l’Etat il se crée une inversion de la présomption de légalité de l’action des forces de l’ordre et de celle des délinquants ou criminels en action, une sacralisation de la personne des seconds et une disqualification de celle des premiers. 

Au sein de la société politique, des personnalités aussi respectables que des sénateurs et des dirigeants de partis défilent sous les portraits de maffieux et sous la direction des ayant-droits de ces derniers ; tous mobilisés par ce que le Général De Gaulle appelait «l'art d'exploiter les cadavres ».

Ceux-ci se saisissent du questionnement démocratique mondial de l’activité des forces de l’ordre et de ses fautes pour subordonner le débat politique aux préoccupations factieuses et fascisantes de ces maffieux.

La désorganisation idéologique des lieux ordinaires de réflexion et d’action publique, tels les élus et les partis, appelle chaque citoyen à la réflexion et à prendre parti.

C’est à cette réflexion que le texte ci-après est consacré.
1- La première partie porte sur l’installation institutionnelle de cette inversion telle que nous la rapportent les médias. 
2- La seconde partie porte sur les manœuvres idéologiques visant à l’imposer comme norme et évidence publiques.

J’examine les aspects plus théoriques de la question dans mon livre : «  Réflexion matérialiste, social et politique » ; éd. Amazon.
Partie 1- Les institutions

2)- L’inversion
Le policier qui à Sevran a dû tirer pour sauver sa vie, et blesser grièvement un assaillant, a été sommé par M. le procureur de la République de justifier d’être en situation de légitime défense sauf à être renvoyé au Tribunal voire en Cours d’Assises et chacun sait désormais que la menace est crédible.

Le fait de déclarer qu’un policier mis en danger de mort ne doit user de son arme qu’à certaines conditions de dispositions physiques et morales des agresseurs au moment du tir crée une inversion des normes de la référence légale entre les « flics et les voyous ».

Cette inversion des priorités de légalisation de l’action publique forme progressivement, au fil de l’action judiciaire et policière, un privilège de faute au seul bénéfice d’une certaine partie criminelle de la population.

Les actions fautives ne peuvent plus être interrompues qu’après-coup. Avant leur réalisation, il est supposé qu’elles ne sont pas qualifiables officiellement puisqu’elles n’ont pas eu lieu.

3)- Un droit à la subversion
Il se crée ainsi un droit aux pratiques subversives jusqu’à leur réalisation.
1- 50 criminels peuvent chercher à tuer un policier, tant qu’ils n’ont pas réussi, le policier concerné doit prouver que ces gens voulaient sa mort.
a- Lors d’un affrontement provoqué par des administrés, les forces de l’ordre public perdent leur capacité prioritaire d’appréciation des faits au bénéfice d’une présomption d’innocence prioritaire de leurs assaillants tant que ceux-ci n’ont pas qualifié eux-mêmes leur action.
b- C’est une inversion des règles de droit.
2- Or, la réalisation d’une action modifie le champ d’appréciation juridique et politique de celle-ci en le subordonnant à l’analyse des conséquences et non des faits préparatoires.
a- D’une part, la victoire légalise la guerre.
b- D’autre part, la réalisation des buts, tels que tuer un policier, un quidam à venir, interdire une interpellation, fabrique une nouvelle situation dans laquelle la recherche des responsabilités est une simple marque d’impuissance des pouvoirs publics et un renforcement des positions sociales et politiques des maffieux.

4)- L’identité de rang
En ramenant le débat sur l’action de la police à celui de l’état de légitime défense du policier agissant et en imposant aux policiers concernés de faire la démonstration de leur inclusion dans cette catégorie juridique, la magistrature conduit à mettre les policiers au même rang administratif que les délinquants et criminels des populations ainsi définies non par elles-mêmes mais par l’Etat.

Par une répétition qui fait système, celle de la mise en cause ou en suspicion des policiers, l’Etat reconnait désormais à une partie criminelle de la population le droit de faire jeu administratif égale avec les forces de l’ordre dans l’exercice de ses pratiques subversives continuent, organisées, se généralisant, visant manifestement à participer à l’organisation et à la définition de la politique des pouvoirs publics. Ce qui est constitutif d’un parti politique.

En identifiant les forces de l’ordre aux lois communes pour d’autres raisons que des situations de rapports personnels, concernant par exemple la garde d’un détenu, l’assignation à la règle de légitime défense place sur le même plan du droit administratif le voyou qui brandit une arme et le policier qui lui demande d’y renoncer.

Tant que le criminel ne se sert pas de son arme, le policier n’aurait pas plus de droit qu’un « Grand-Frère » de la lui enlever.

Le critère de la légitime défense ne fait pas que mettre « flics et voyous » à égalité :
a- les criminels concernés ne sont pas à égalité face à des policiers impuissants. Ils prennent leur place.
b- Il y a création d’une identité administrative et construction d’une substitution d’une force de l’ordre à une autre.

5)- La sacralisation
Cette inversion de priorité dans la qualification légale de l’action publique repose sur la sacralisation de la personne du criminel.

1- Le champ ordinaire
A partir du moment où l’arrestation d’un criminel armé en action met en cause l’intégrité physique de celui-ci, l’action publique doit s’arrêter et ne reprendre que dans des conditions où cette intégrité est garantie.
La violence policière n’est plus conçue comme une technique légale ou un abus de puissance.
Elle devient une activité criminelle d’atteinte à une personne humaine sacrée.
Ce n’est pas le cas de toutes les personnes criminelles.

2- Le champ du Terrorisme
Cette inversion des positions juridiques des « flics et des voyous » n’est pas circonstancielle. C’est devenu une doctrine d’Etat.
a- A Nice, un homme attaque au couteau deux soldats du dispositif sentinelle en faction. Ceux-ci sont grièvement blessés. L’attaquant est indemne.
Il est dit officiellement que l’usage de leur arme par ces soldats aurait été une faute.
b- A Paris, au Louvre, un homme attaque à la machette des soldats du dispositif sentinelle en faction. Deux d’entre eux sont blessés grièvement. L’assaillant ne sera blessé que lorsqu’il sera en situation de tuer l’un des soldats.
Il est dit officiellement que le tir à la tête par ces soldats aurait été une faute.
c- Dans le Thalys, l’agresseur à la kalachnikov est indemne, deux défenseurs sont à l’agonie.
Il est dit officiellement que le meurtre de cet assaillant aurait été une faute.
d- Il est toujours précisé officiellement que le tir à la tête est fautif et que les tirs des forces de l’ordre sont subordonnées à la garantie du maximum de chance de survie du criminel.
e- Les forces de l’ordre se confondent toujours en excuses lorsqu’elles tuent un Terroriste. Il est toujours précisé que c’est malgré elles et qu’elles ont tout fait pour l’éviter.
f- Nous voyons que la sacralisation de la personne de certains criminels entraine la subordination de la conduite de la guerre aux commandements de certains courants idéologiques et politiques civils.

3- La complicité
Cette règle de la sacralité de la personne des criminels, y compris de ceux dont les intentions sont mises en actes, n’est pas seulement une gêne à la réponse au crime. Elle est aussi techniquement une participation au crime.
En effet, dans tous les cas cités plus haut, il y en a d’autres, les assaillants sont tous susceptibles de disposer de ceintures d’explosifs.

Refuser, interdire, de tirer immédiatement à la tête et exclusivement à la tête, est un peu plus qu’une imbécilité ou qu’une incompétence. C’est une participation à l’explosion potentielle ou réelle de la ceinture.

4- Le transport en justice
C’est au nom de l’immunité physique des personnes criminelles concernées, la sacralisation de leurs corps, que cette partie de la population française peut se retrouver plaignante et accusatrice, « partie civile », soit directement, soit par ses ayant-droits, pour le fait d’avoir été endommagées physiquement dans son action délinquante ou criminelle par les forces de l’ordre qualifiées.

5- La souveraineté administrative naissante
Cette sacralisation du corps des criminels d’une certaine partie de la population française est l’émergence de leur souveraineté administrative.

Les policiers doivent justifier de leurs tirs car ils commencent à être hors de leur juridiction lorsqu’ils interviennent auprès de ces gens.

6- La création de l’objet social
Cette sacralisation joue un rôle déterminant dans la création du corps social concerné.

Le débat entre les policiers et les délinquants, puis les militants politiques qui les soutiennent, met en scène l’opposition de l’affirmation d’une citoyenneté ordinaire de ces délinquants ou criminels et l’affirmation d’une citoyenneté particulière des susdits.

En contraignant les forces de l’ordre à une pratique particulière des procédures régulières, en leur demandant de se justifier d’un tir sur cible lorsque celle-ci s’arroge le droit de « tuer un flic », les juristes donnent corps à la singularité de cette citoyenneté là.

Plus exactement, ils confèrent une fonction légale à l’opposition de terrain entre les forces de l’ordre et des populations définies par différence avec les français.
Cette confrontation est produite par les modes de combats sociaux de ces populations, l’histoire des administrations françaises, la politique manipulatrice des gouvernements.

Avec le soutien juridique accordé aux idéologies et aux organisations communautaristes (françaises ou venues des Etats étrangers, tels que les Etats-Unis ou les Etats arabes.) par les mises en examen et les procès faits aux forces de l’ordre, l’Etat français crée des populations juridiquement distinctes au sein de la population française.

Ni M. Traoré, ni M. Bentounsi, ne sont morts parcequ’ils sont arabe et noir. Par contre, les actions judiciaires imposées aux policiers et aux gendarmes qui ont croisé leurs chemins légalisent les idéologies de terrain fondées sur une distinction raciale entre les uns et les autres.

A partir de ces procédures, les juristes légalisent une division au sein de la population française et les manipulations qui en résultent. C’est une politique juridique de Division nationale.

6)- La rupture de l’indivisibilité de la République
Cette évolution crée une modification de la pratique du droit constitutionnel en instaurant une rupture dans la continuité territoriale et administrative.

Ce privilège de faute et ce qui en découle n’est pas accordé à toute la population délinquante française.

Il l’est seulement à la population qui peut disputer à l’Etat la capacité d’exercer la continuité de son autorité sur l’ensemble du territoire.

La population fautive qui en bénéficie ne peut pas être une simple population de voyous. C’est ainsi que la police a traité la question précédemment par la distinction de l’immense masse de gens honnêtes et la petite quantité de voyous à mettre au pas.

S’il en était ainsi, il n’y aurait pas de cités interdites aux policiers ni d’émeutes généralisées sur tout le territoire. Les forces de l’ordre savent gérer le couple immense majorité / infime minorité.

Cette population délinquante ou criminelle est en fait adossée à une population dont la principale caractéristique est précisément d’être une population et non un groupe particulier.

La seule différence entre la population et le groupe délinquant qui s’y rattache est que la première se définit par ses qualités ethniques, religieuses, et que le second se définit par les mêmes critères en y ajoutant la qualité délinquante.

La création d’un privilège de faute, de subversion, d’identité administrative aux forces de l’ordre, fait que les criminels, les factieux, les subversifs, deviennent les supports publics de la représentation corporatiste des populations qui se reconnaissent dans cette définition raciale et religieuse.

La sincérité de la justice n’est pas en cause mais l’effet de sa politique d’ordre public. 

En voulant modérer les affrontements de la police aux voyous par des exigences de justifications supra règlementaires et en abaissant administrativement les policiers au niveau des délinquants, les magistrats font des criminels une avant-garde politique de l’ensemble de la population à laquelle ces criminels s’identifient.

Cette alliance fusionnelle se voit immédiatement dans les manifestations de rue et les expressions diverses :
a- Les éléments, voire les masses, de ces populations qui ne cautionnent pas cette fusion sont contraints de se taire ; tout comme le reste des quidams français d’ailleurs.
b- Des milliers de français se sont fait engueuler par leurs amis musulmans lors du 13 novembre pour l’imbécilité et l’aveuglement de l’Etat français.

Il en découle que les affrontements territoriaux des maffieux deviennent des affrontements entre l’Etat et les populations dont ils sont reconnus par les procédures judiciaires être le bras politique armé ; les Résistants à l’oppression coloniale et raciste.

C’est en effet par cette consubstantialité entre telle population et tels voyous que le corps de ces derniers devient sacré.

Il s’en suit que toutes sortes de délimitations civiles imaginaires, telles les séparations d’urbanisme, de classes, de transports en communs, de races, de religions, de mode de vie, de sexe, etc., qui peuvent être réelles mais qui sont privées et n’ont aucune qualité juridique, administrative, deviennent les supports matériels de divisions administratives de fait, des « frontières », « légales » , puisqu’elles donnent lieu à des décisions publiques et à la reconnaissance de l’incapacité juridique de la police à y représenter seule l’ordre public.

L’agression de Sevran ne peut se comprendre de la part des agresseurs que comme une étape politico-militaire nouvelle prolongeant les acquis des précédentes dans la constitution d’une politique administrative séparée.

Cette politique répond à une attente de divers réseaux de cadres français. Ainsi, le journaliste Edwy Plenel réclame-t’il à la télévision la criminalisation du principe constitutionnel d’indivisibilité de la République au profit du pluralisme administratif communautaire ; ethnique et religieux.

7)- La confrontation désirée
En subordonnant les forces de l’ordre à la légitime défense, conçue comme une idéologie politique, la magistrature les réduit à la simple citoyenneté et laisse la place libre à une force de l’ordre communautaire.

L’affaire Luhaka nous apprend incidemment que cette évolution est déjà en cours.

En effet, l’affaire Luhaka nous apprend que l’institutionnalisation de ce privilège de faute et d’identité administrative des voyous privilégiés aux forces de l’ordre conduit l’Etat à affermer à des familles de ces populations tout ou partie de la gestion de l’ordre public en lieu et place de la force publique.

Ces territoires affermés sont déjà l’objet de combats d’extensions et de partages, comme le montre la possession de plusieurs fermes par les Luhaka.

L’affaire est suffisamment avancée pour que l’Etat organise le retrait physique ou moral de la police des zones dites de non-droit en fait soumises au droit communautaire.

Ces populations criminelles ont déjà tant obtenu de l’Etat qu’elles convoquent désormais les policiers et les gendarmes en Cour d’Assises et les attendent pour les tuer sur des territoires sans doute déjà tacitement concédés.

Pour autant que les policiers s’y refusent, ils sont écrasés par l’action conjointe des maffieux communautaires ou de leurs ayant-droits et des magistrats.

Tous les témoignages, y compris des ayant-droits des maffieux, nous apprennent que ce sont ces derniers qui « tiennent » l’Etat et non l’inverse.

Cette politique de confrontation judiciaire entre les maffieux privilégiés et les forces de l’ordre n’est pas un pis-aller, la réponse à une urgence. C’est une priorité, une politique, une volonté.

Il serait en effet possible de réformer l’indemnisation pour en faire un outil non spoliateur du Trésor public, utile pour permettre d’éviter la confrontation de la justice avec la police et assurer la sérénité du travail de l’Etat.

Le refus d’examiner cette voie de réforme indique que c’est la confrontation judiciaire et la défaite de la police et de la gendarmerie qui sont recherchées.

Que ce soit dans les affaires Luhaka, Traoré, Bentounsi, celles des policiers brûlés vifs ou de Sevran, c’est bien la constitution d’une souveraineté territoriale et administrative partagée, une partition intégrée, qui est l’aboutissement logique de cette politique de privilège de faute, d’octroi de droit à la subversion, d’égalité administrative des « flics et des voyous ».

Partie II- L’idéologie publique de l’inversion

8)- Le bien connu des « Violences policières »
Chacun a son expérience des « violences policières ». Je livre la mienne qui est fort modeste.

1- Province
Ouvrier, j’ai été violé par des propriétaires en province. J’ai porté plainte.
Sur ordre du Préfet, j’ai été enlevé chez moi et torturé en psychiatrie jusqu’à ce que retire mes plaintes.
Tous les réseaux de fonctionnaires, même les plus inattendus (SNCF), s’associent à l’action dès qu’elle vient de « collègues ».
L’avocat m’a dit dans son bureau : « Une affaire dont personne ne parle pas n’existe pas. Nous ne parlerons plus de ce viol et donc il n’existe plus. »
J’ai dû quitter la région précipitamment sous peine de destruction par les agents de l’Etat.

2- Paris
Rmiste, j’ai été abusé sexuellement par des officiers de police judiciaire (OPJ) qui voulaient ainsi terroriser une famille de handicapés et de personnes vulnérables afin qu’elle donne son logement à des voyous « issus de la diversité », protégés par les fonctionnaires, magistrats compris.
Sur ordre du procureur de la République et du Préfet de Paris :
a- J’ai été enlevé chez moi par la police judiciaire, la totalité du personnel du commissariat étant réunie dans la même salle pour impliquer tous ses membres, y compris la nouvelle Commissaire.
b- Transféré au service psychiatrique préfectoral, détenu à Hôpital de Perray-Vaucluse, torturé par un personnel syndiqué à Gauche jusqu’à ce que je retire mes plaintes.
La Médecin-chef : « Où en êtes-vous avec vos plaintes M. Salomone. On ne cesse de nous le demander là-haut à la préfecture ! ».
Le Médecin d’étage : « Monsieur Salomone retire ses plaintes.
La Médecin-chef : « Bien, vous sortez lundi ».
Retrait du permis de conduire pendant trois ans pour interdire la plainte.
Le commissaire principal : « Cette fois-ci c’est une simple visite médicale. La prochaine fois ce sera beaucoup plus grave. »
Déclaration récurrentes des psychiatres (arabe, juif communiste) approchés pour analyser les faux en écritures publiques : « Vous me représentez encore une fois ce document et j’appelle les pompiers pour vous faire interner. »
Toute la hiérarchie judiciaire a été solidaire.

Avec tous les faibles, vulnérables, handicapés, pauvres, les avocats sont des ordures.


Concernant les victimes :
Le procureur de la République et les juristes concernés (avocats, huissiers, Bureau d’aide juridictionnelle, police judiciaire) se sont alliés pour tenter d’interdire la condamnation d’un seul voyou et pour empêcher l’handicapée concernée de toucher ses dommages et intérêts. Elle n’a rien touché.

Si je n’avais pas eu l’intuition de demander à être entendu au procès, le parquet, en entente avec les avocats des victimes, avait préparé la condamnation de celles-ci et l’acquittement du voyou qu’ils affirmaient ne pas pouvoir retrouver alors qu’il était en prison.

Entre autres :
a- Les OPJ se sont déplacés pour conseiller aux voyous des méthodes pour accaparer légalement l’appartement.
b- Le juge d’instruction a terrorisé la victime et protégé sciemment, illégalement, le voyou.
c- Le parquet a organisé quatre procès distincts pour tenter de faire libérer le voyou et mettre en accusation les victimes.
d- Ils ont tous été ignobles, abjectes, crapuleux, jusqu’au bout.
e- En toute impunité bien sûr.

3- Donc, je connais un peu les « violences policières » et leur contenu de classe.
En 2010, j’ai participé à une marche, de l’Opéra aux Halles, pour dénoncer les fautes de la police entrainant la mort d’une dizaine d’innocents chaque année.

9)- L’escroquerie protestataire
Le mouvement de protestation qui trace des camps à partir de caractéristiques ethnoreligieuse prend la criminalité des « violences policières » comme une évidence politique.

La Violence devient une catégorie irrationnelle et incompréhensible. Elle entre alors dans la catégorie religieuse du « Mal ». Elle n’a pas à être discutée puisqu’elle est hors de la rationalité et donc en définitive au dessus de la pensée rationnelle et politique.
a- Les manifestants ne combattent plus la violence policière mais le Mal dans le quel s’inscrirait l’action policière.
b- Parce qu’il y a « violence », il y faute et parcequ’il y a faute la violence de ceux qui subissent la faute est légitime.
c- L’une des deux violences est la manifestation du Mal, l’autre est le surgissement du Bien qui combat le Mal.
d- Seuls les prêtres ad hoc peuvent interpréter les signes. Ce sont les chefs communautaires.

A ceci près que les organisateurs appellent à manifester en soutien de criminels et délinquants en action.

L’objet de ces manifestations est de criminaliser l’action des forces de l’ordre publiques, de les affaiblir,  et de les remplacer par des forces communautaires, au profit de la terreur maffieuse ethnoreligieuse.

L’enjeu des manifestations est d’organiser une double prise de Pouvoir :
a- Dans le débat public.
En organisant un chantage affectif mobilisant le ressenti d’une partie importante de la population dans ses rapports à la police, les partis communautaires veulent imposer leurs programmes politiques raciaux et religieux comme la norme du débat public.
b- Dans l’espace public.
Il s’agit d’intimider les pouvoirs publics, d’organiser un chantage à l’émeute et au terrorisme du désespoir, à l’intervention de l’ONU et des associations américaines, qui sont déjà présentes dans les cités, les manifestations publiques, l’organisation des procès contre des policiers.
c- Dans les institutions
Le but immédiat est d’obtenir une reconnaissance de souveraineté communautaire sur certains territoires, voire des départements.

10)- Le nœud gordien
Les communautaristes peuvent manipuler aussi facilement les catégories politiques du débat public parceque le cadre officiel de ce débat est propice aux calculs malhonnêtes.

Les imbroglios ainsi provoqués font que chacun peut dénoncer des fautes de l’autre à volonté.

Le fond des troubles communautaires vient de ce que :
a- Depuis trente ans les dirigeants de l’Etat, fonctionnaires et élus, promeuvent le communautarisme et la violation de la loi 1905.
b- Ils comptent sur la police et la gendarmerie pour arrondir les angles et maintenir un semblant d’ordre public unitaire.
c- Comme pour la Drogue, etc. La police est le fusible ou le papier-toilette de l’Etat selon l’image requise. La gendarmerie semble suivre.

Les « violences policières » vis-à-vis des populations définies ethniquement viennent de là. Elles sont compensatoires des alliances antirépublicaines de l’Etat.

Les cadres de l’Etat refusent de prendre en compte, consciemment ou non, que les catégories d’usage de la police ont été élaborées pour une société close et une population homogène. Elles deviennent obsolètes et doivent être repensées dans une société ouverte avec une partie spécifique de la population qui devient infinie, le sait, le proclame.

Par exemple :
1- Le tchador
Les cadres de l’Etat votent une loi interdisant le tchador parcequ’il masque les yeux.
Le but réel de ce vote grotesque est de masquer le financement illégal des mosquées.
b- En banlieue, une patrouille policière applique ce texte et verbalise une contrevenante.
c- Les islamistes crient à la Gestapo et s’y opposent, ce qui provoque une altercation.
d- Il ne reste plus qu’à gloser sur les violences policières.

2- Les maffieux de terrain
a- A paris, des policiers disputent le terrain aux maffieux en harcelant des mineurs qui font le guet pour leur compte.
b- Une association américaine propose ses services juridiques contre « la violence policière ».
c- Le journal Le Monde embraye au nom de l’antiracisme en précisant que les acteurs sont de la « diversité ».
d- Les magistrats suivent et, sauf erreur, mettent des policiers en examen.

La question est la suivante : Certes, la situation est complexe, mais que deviendra la République si les policiers laissent le terrain aux maffieux ? C’est le but recherché par les dites associations.

J’ai rappelé plus haut que des moyens existent de réparer les heurts insolubles et permettre à la justice de travailler sereinement.

Mais cela ne remplace pas la lucidité :
a- Les organisateurs factieux et les bonnes âmes qui les soutiennent présupposent que les « violences policières » sont des fautes du fait de la substitution de la « violence » au dialogue.
b- A l’arrivée, ils ont la preuve de la criminalité de la police parcequ’il y a « violence ».

Mais cette violence est la nôtre, celle de la démocratie, du droit, de la liberté.

Ceux qui soutiennent ces mouvements qui visent à la partition du territoire à la division de l’Etat pensent prévenir les « violences policières » injustifiées.

Ils ne font qu’embrouiller les questions, libérer l’action provocatrice et factieuse. Le moment venu, les honnêtes gens qui subiront des « violences policières » ne seront plus audibles.

Disons le clairement, lorsqu’on s’esquive une première fois d’un contrôle d’identité parcequ’on est laissé libre, puis qu’au deuxième arrêt on se fait « libérer » par un complice qui bouscule le gendarme, puis qu’on se cache, la vigueur de la saisie du corps du contrevenant devient prévisible et crédible. 

La seule question de droit qui se pose dans l'affaire Traoré est la suivante: Les gendarmes ont-ils agit légalement avec des méthodes légales au moment des faits? 

Les familles peuvent faire un procès à l'Etat pour l'élaboration de la méthode légale d'arrestation qui comporterait des dangers. 

Personne ne peut contester aux gendarmes de l'appliquer pour maitriser un délinquant. 

C'est le délinquant qui a pris le risque d'une confrontation à l'Etat et non celui-ci qui l'a provoqué indûment. 

Ce serait une défaite des français sur leur sol que les gendarmes qui ont procédé à cette arrestation soient traduits en justice.

Les honnêtes gens ne défendront jamais MM Bentounsi, Luhaka, Traoré.

11)- L’escroquerie politique de l’anticolonialisme
Avec les « violences policières » l’autre ritournelle des communautaristes est le « colonialisme ». Ils sont des « indigènes ».

La définition singulière de ces populations reprend les termes de définitions antérieures et elle permet ainsi des confusions qui président au développement d’un mouvement politique de masse qui sert de faire-valoir moral à cette opération de conquête de territoires, de pouvoirs, de propriétés.

Les populations concernées sont en effet définies par des critères ethniques et religieux semblables à ceux utilisés pour caractériser les populations coloniales.
a- D’où la confusion du combat factieux pour la disqualification des principes constitutionnels de continuité territoriale et d’indivisibilité de la République avec la construction d’une suite imaginaire et malhonnête au combat anticolonial.
b- C’est sur la base de cette confusion que d’authentiques démocrates participent à cette escroquerie politique et juridique.

A- Les populations coloniales étaient composées de peuples vaincus et traités en étrangers et en inférieurs dans leur propre pays. Elles se distinguaient des autres populations françaises par un statut particulier, l’indigénat, et par une multitude de discriminations et de séparations juridiques.

B- Les populations politiques qui bénéficient des dispositifs juridiques civils de faits cités plus haut sont dans un tout autre dispositif sociopolitique.
1- Ce sont des populations libres et égales en droit à toute autre.
2- Elles ne se distinguent pas des autres populations françaises par un statut particulier, contrairement à l’indigénat.
3- Elles ne se distinguent pas des autres populations françaises par des statuts ou des pratiques discriminatoires de quelque sorte qu’elles soient.
4- Elles sont composées comme toute la population française à laquelle elles appartiennent, de français et d’étrangers.
5- En France, comme dans un certain nombre de pays démocratiques, la qualité juridique nationale n’est pas la seule qualité pour qualifier l’appartenance à la communauté nationale.
Dans les circonstances de la vie ordinaire, les étrangers sont des français puisqu’ils sont inclus dans cette société.
6- Ce que les militants politiques communautaristes veulent obtenir est la distinction publique, administrative, de deux populations ayant chacune leur propre autorité de gestion de leur division entre « français », « nationaux », et « étrangers ».
7- Au terme de ce processus, il doit y avoir deux populations : la « majorité » et les « minorités », un « coté du périphérique » et « l’autre coté du périphérique », les « chrétiens » et les « musulmans », etc.
8- Chacune de ces deux populations gèrerait ses « nationaux » et ses « étrangers ».
8- Entre ces deux populations s’établirait une politique diplomatique permettant le « vivre ensemble ».
9- A l’image de ce qui se passe au Liban et dans le Tiers-monde.

12)- Les vrais exclus
Une famille de cinq personnes handicapées lourds ; parents et enfants.
La Dass devenue en cours ASE les a logés à Montreuil, première couronne de Paris.
Elle a dû les déménager dans un immeuble en seconde couronne.
Il a fallu les déplacer dans une zone pavillonnaire de troisième couronne.
Pour finir, l’ASE les a grutés dans un village d’Ardèche entièrement contrôlé par l’Etat.

Pourquoi ? Pour éviter d’aller jusqu’à la destruction physique des enfants, de la famille, par les mêmes populations qui tendent des pièges aux policiers et qui ne supportent ni la différence ni la faiblesse. 

J'en ai d'autres qui n'ont pas cette chance et qu'on discrimine dans leur demande de logement.
A l’égard des faibles, vulnérables, handicapés, fous, les cadres français sont des salauds.

13)- Les temps changent
Le Chef de l’Etat a rappelé que les cadres de l’Etat distinguent officiellement les français entre « ceux qui réussissent » et « ceux qui ne sont rien ».

Non sans humour ; les magistrats placent les policiers et les gendarmes avec les handicapés mentaux dans une case, celle de « ceux qui ne sont rien », et lors des procédures et jugements, ils s’inscrivent eux-mêmes en compagnie des criminels dans une autre case, celle de « ceux qui réussissent ».      


Marc SALOMONE